ATTENTION AUX LIEUX DE RENDEZ-VOUS !

Jusqu'en janvier 2018, les soirées auront lieu à la Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire à Rouen. À partir de Mars 2018, elles auront lieu dans le nouveau lieu d'Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen !

PROGRAMMATION DU DSEA 2017-2018 :
La ville est-elle une bête de sexe comme une autre ?

  • › Soirée de présentation le jeudi 12 octobre 2017 à 19h !
    › À la Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000 Rouen

CYCLE "SEXE ET VILLE"
D'octobre 2017 à janvier 2018

  • › les jeudis 30 novembre 2017, 14 décembre 2017 et 25 janvier 2018
    › À la Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000 Rouen
    Plus d'informations sur le cycle ICI


  • PROGRAMME COMPLET :

  • › Jeudi 30 novembre 2017 à 19h :

    – Conférence "Ménage dans le paysage. Le déplacement durable de la drague sexuelle entre hommes" proposée par Laurent Gaissad, socioanthropologue et enseignant à l’ENSA Paris Val de Seine et Amélie Landry, photographe, Agence Vu’, Paris.

    « Là où l’aménageur et le pouvoir public voient trouble, « nuisance » morale et spatiale, le plus souvent diffuse et indicible, que disent les coutumiers des lieux et de leur devenir ?
    À partir du matériau de nombreuses enquêtes ethnographiques et du projet cross media Les chemins égarés (Bec en l’Air, 2017), on voudrait laisser voir et entendre une part de l’expérience intime et collective des lieux de drague et de leurs habitants secrets en leur donnant, une fois n’est pas coutume, la parole »
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  • › Jeudi 14 décembre 2017 à 19h :

    – "Géographies du travail sexuel" Rencontre avec Anaïs et Marianne Chargois, travailleuses du sexe militantes au STRASS, Syndicat du Travail Sexuel (Paris).

    « Entre limitation, exclusion, dissimulation, les territoires du travail du sexe et de celles-ceux qui l’exercent sont l’objet de toutes les discriminations.
    Derrière l’effacement systématique des travailleuses-eurs du sexe des espaces publics et médiatiques se dressent de longue date un arsenal législatif spécifique ainsi qu’une volonté de contrôle et d’exclusion des minorités.
    Cette rencontre sera l’occasion de dresser une cartographie des enjeux, stratégies et revendications des luttes des travailleuses-eurs du sexe.  »
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  • › Jeudi 25 janvier 2018 à 19h :

    – Projection en camion-cinéma d'un film de Nicola Mai, ethnologue et réalisateur à l'Université Métropolitaine de Londres.

    Pour clôturer le cycle "Le sexe et la ville" nous proposons une soirée de projection en camion-cinéma d'un film de Nicola Mai, ethnologue et réalisateur, Professeur de Sociologie et Études Migratoires à l’Université Metropolitaine de Londres.
    « À travers des ethno-fictions expérimentales et des résultats de recherches inédites, Nicola Mai met en cause les politiques qui lisent forcément la migration liée au travail sexuel en termes de traite et vulnérabilité, tout en portant l’accent sur la complexité ambivalente des dynamiques d’exploitation et d’auto-affirmation qui sont en jeu. »
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CYCLE "BÊTES ET VILLE"
De mars à juin 2018

  • › les jeudis 29 mars, 19 avril, 31 mai et le samedi 02 juin 2018
    › À Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen
    Plus d'informations sur le cycle ICI


  • PROGRAMME COMPLET :

  • › Jeudi 29 mars 2018 à 19h :

    – Soirée d'Inauguration du nouveau lieu d'Echelle Inconnue et Vernissage de l'exposition "Bestiaire".

    Après deux ans de délocalisation des soirées du Doctorat Sauvage à La Conjuration des Fourneaux (Encore un grand merci à eux !), nous sommes ravis de vous accueillir dans notre nouvel espace au 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers !
    Pour l'occasion et dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" nous vous invitons au vernissage de l'exposition rétrospective du travail d’Echelle Inconnue par ses bêtes-mêmes. Les figures intellectuelles, artistiques, historiques et politiques impatronisent depuis l’origine les projets d’Echelle Inconnue : Thomas More, Abd el Kader, Makhno… Moins évidemment peut-être, une véritable ménagerie, piaffe, crie et aboie aussi derrière ces projets. Il suffit de s’allonger et fixer, comme on fixe un vieux papier ou le défilement des nuages, pour y voir apparaître le panthéon totémique (fourmis, moutons, corneilles, grenouilles…) dont Stany Cambot peuple ce travail depuis 1998.
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  • › Jeudi 19 avril 2018 à 19h :

    – Conférence "Une ville vivante ? Les dispositifs urbains de l'animalité" proposée par Jean Estebanez, maître de conférences en géographie à l’université Paris-Est Créteil.

    « Cette intervention propose de réfléchir aux relations entre la ville et les animaux, notamment dans sa dimension matérielle. En s’intéressant à des dispositifs spécifiques (comme le zoo), nous souhaitons explorer la façon dont la ville, dans sa complexité peut être pensée comme un espace de (re)qualification des animaux qui y vivent.
    Dans le même temps, la ville, y compris la plus contemporaine est produite avec les animaux. Les questions qui se posent sont donc notamment : qu’est-ce qu’un animal urbain ? Que doit la fabrique de la ville aux animaux ?
    En s’intéressant à leur (in)désirabilité, à leur statut, à leur fonction, à leurs relations sociales avec les humains, nous chercherons à contribuer à repeupler le monde urbain d’une myriade d’acteurs qui comptent pour la penser.  »
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  • › Jeudi 31 mai 2018 à 19h :

    – Conférence "Les oiseaux urbains et leur adaptation à la ville" proposée par Frédéric Malher, préident du CORIF : Centre Ornithologique d'Île de France.

    « Après le sempiternel "À part les pigeons et les moineaux, il n’y a rien !", nous sommes arrivés à la prise de conscience que d’assez nombreuses espèces d’oiseaux pouvaient vivre en ville.
    Toutes les espèces d’oiseaux sont-elles capables de s’établir dans nos métropoles ou bien y a-t-il des « prérequis » pour s’adapter à ce type de milieu ? Quels défis les contraintes particulières du milieu urbain imposent-elles aux oiseaux et comment y répondent-ils ? Leur imagination pour réagir à ce genre de problèmes est assez surprenante…
    La cohabitation oiseaux-humains pose aussi quelques questions aux humains et l’attitude des citadins peut aller des marques excessives d’une affection débordante aux craintes tout aussi excessives qui s’apparentent parfois à de la phobie…
    Toute la question est de savoir si on peut espérer une biodiversité « gentille » et « ordonnée » ? »
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  • › Samedi 02 juin à 14h :

    Visite urbaine "Les bêtes en ville"

    Pour clôturer le cycle sur les Bêtes et la Ville, nous vous proposons une dérive en ville à la rencontre de ces animaux, afin de comprendre leurs histoires, ce qui les a amené à rejoindre, à s'adapter et à s'installer dans l'espace urbain, métropolitain.
    Le lieu de la visite sera dévoilé ultérieurement et des réservations seront mises en place, alors n'hésitez pas à suivre le projet sur cette page et sur nos sites internet : www.dsea.fr et www.echelleinconnue.net ! Lire la suite ICI

Conférence et Work Shop : "Vie et métamorphoses d'un club rock à Pigalle"

  • Par David Dufresne, (Montréal), réalisateur et auteur de "New Moon, café de nuit joyeux" publié au Seuil en septembre 2017.
  • › Jeudi 14 juin 2018 19h
  • › À Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen

  • Pigalle. De décennies en décennies, de souvenirs en archives, de découvertes en désaveux et de rencontres amicales en duel final… Pigalle et son club rock oublié : Le New Moon, raconté par David Dufresne.
    New Moon, café de nuit joyeux est son nouvel ouvrage, publié au Seuil en septembre 2017.
    Punk rock, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires interactifs sur les villes, David Dufresne offre dans ce livre une introspection, une sorte de Vie mode d’emploi dans une ville changeante parfois décevante, surtout vivante.
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PRÉCÉDEMMENT AU DSEA :


3ÈME TRIMESTRE DU DSEA 2017
D'avril à juin

  • › les jeudis 13 avril, 27 avril et 15 juin 2017

  • PROGRAMME COMPLET :

  • Jeudi 13 avril à 19h :

    – Soirée de lancement du journal #6 d'Echelle Inconnue "Éventrer la machine"
    « Ce journal rassemble le travail d'Echelle Inconnue réalisé en Russie, en Normandie ainsi que pendant les séances du Doctorat Sauvage En Architecture.
    Éventrer la machine, c’est ce que nous nous évertuons à faire depuis 1998. Machine-ville, machine-concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine-électronique et informatique, auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elles et non ce qu’elles veulent de nous... »
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  • Jeudi 27 avril à 19h :

    – Conférence "Généalogie de la Smart City. Sur la réponse cybernétique à la crise de la raison cartographique" proposée par Cosimo Lisi, doctorant en Arts plastiques à l'Université Paris 8, en cotutelle avec l'Université LA SAPIENZA de Rome.
    « Tous les outils techniques sont des signes politiques et sociaux. Cette affirmation est notamment valable pour la cartographie moderne qui a été la figure à partir de laquelle ont été construites les structures sociales qui fondent la modernité : l’État et l’argent.
    Aujourd’hui le rôle de la carte est reprit par la cybernétique et la Smart City qui en est la traduction urbaine. L’hypothèse que nous proposons ici, est que la Smart City et la cybernétique aient en soit le même désir de contrôle que la cartographie et qu’ils s’affirment après la crise de la raison cartographique, dont ils poursuivent le processus de rationalisation, réduction de la complexité du réel, sélection et colonisation du territoire. Dans la Smart City, la carte est désormais le territoire : le territoire du contrôle.
    Contre ce territoire/carte du contrôle prolifèrent les cartes/récits hétérotopiques des exclus de la Smart City. »
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  • Jeudi 15 juin à 19h :

    – Conférence "Itô-Noe (1895-1923) : trajectoire politique et sociale d'une féministe anarchiste de l'ère Taishô" proposée par Marine Simon, doctorante en Histoire.
    « Née à Fukuoka en 1895, dans le contexte de l’émergence mondiale du Japon, Itô Noe sort totalement des normes imposées aux femmes de son époque. Mariée trois fois, diplômée de l'école pour filles de Tokyo, cette jeune femme atypique prendra part à la rédaction du journal féministe Seitô ainsi qu'à de nombreuses actions menées par des mouvements anarchistes de cette période. Son dernier époux fut d'ailleurs un anarchiste de premier plan, Ôsugi Sakae, avec lequel elle fut assassinée par l'armée à la suite du chaos créé par le tremblement de terre du Kantô, en septembre 1923. Cet assassinat eut un impact retentissant dans tout l'Archipel et choqua profondément une large frange de l’opinion, allant jusqu'à être nommée "l'incident Amakasu" du nom du général à l’origine de ce crime. La mémoire d’Itô Noe demeure ainsi un phénomène controversé au sein de la société japonaise d’aujourd’hui.
    La trajectoire singulière d’Itô Noe, figure reconnue de l‘histoire du féminisme au Japon, s’inscrit d’abord dans l’histoire de la construction du genre. Mais elle contribue aussi à l’histoire du socialisme et plus exactement de l’anarchisme au XXe siècle. Elle s’inscrit, enfin, à l’histoire des transferts culturels à l’échelle mondiale qui constitue une des composantes majeures de l’histoire de la mondialisation. L’objet cette conférence est de revisiter cette trajectoire à la lumière des transferts culturels nombreux, aussi bien dans le champ politique que genré. »
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CYCLE "UN HIVER FRANCO-RUSSE : PRÉCIPITONS LE TEMPS OÙ NOUS DEVIENDRONS TOUS DES OISEAUX"
De janvier à mars 2017

  • › les jeudis 26 janvier, 23 février et 30 mars

  • PROGRAMME COMPLET :

  • Jeudi 26 janvier à 19h :

    – Conférence "L’évacuation des grands studios de cinéma soviétiques en Asie centrale pendant la Seconde Guerre mondiale" proposée par Valérie Pozner, directrice de recherche au CNRS, en Histoire du cinéma russe et soviétique.
    "En raison de l’avancée allemande fulgurante, la majorité des studios de cinéma soviétiques furent évacués à partir de septembre 1941 et ne revinrent qu’à partir de 1944. A posteriori cette expérience fut considérée par la plupart des protagonistes comme une parenthèse très favorable, dont l’héritage - en termes de films - reste glorieux (que l’on songe ne serait-ce qu’à Ivan le Terrible, filmé pour l’essentiel au Kazakhstan). La nouvelle documentation réunie dans le cadre du projet collectif CINESOV permet d’analyser en détail les effets et les conséquences de ce déplacement en temps de guerre..."
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  • Jeudi 23 février à 19h :

    – Conférence "L'art urbain dans l'Union soviétaique à travers le cinéma soviétique" proposée par Liudmila Piskareva, doctorante en architecture à Paris et assistante et traductrice au projet Makhnovtchina d'Echelle Inconnue à l'est de l'Europe.
    Le régime totalitaire se caractérise non seulement par l’existence d’un seul parti politique, mais aussi par la création de la deuxième réalité. La réalité factice, construite par des moyens de propagande est dominante dans la sphère culturelle. Tout ce qui est dit, tout objet d’art, doit se coordonner avec la ligne idéologique du Parti. L’art est considéré par des idéologues soviétiques comme un des moyens de production de l’Homme Nouveau. L’artiste est nommé comme « ingénieur de l’âme humaine ». Et comme le rôle de l’art est si important, selon la logique de l’État totalitaire il est absolument impossible de le laisser sans direction générale. Deux arts les plus dépendants du pouvoir sont le cinéma et l’architecture..."
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  • Jeudi 30 mars à 19h  :

    – Conférence "L'actionnisme moscovite, ligne artistique de la politique postsoviétique" proposée par Pavel Mitenko, artiste, critique d'art et activiste.
    « Aujourd'hui le consensus pro-gouvernement se fait en Russie.
    De facto l'interdiction des manifestations de rue, les peines de prison pour des manifestations à un seul participant, alors que c’est la seule pratique de protestation autorisée par la loi aujourd’hui en Russie, et les partages de sujets d'actualité sur les réseaux sociaux vous font oublier la politique. Le tissu institutionnel tremble de peur devant les ordres venus d’en-haut et le devance dans l'auto-censure ; les dénonciations reviennent dans la vie quotidienne des citoyens.
    Pourtant, même maintenant, il reste une place pour les actions publiques radicales, comme celles des actionnistes de nos jours »
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CYCLE "LES PARCOURS CLANDESTINS DU CINÉMA"
De septembre à décembre 2016

  • › les jeudis 29 septembre, 27 octobre, 24 novembre, 08 décembre et le lundi 21 novembre

  • Le Doctorat Sauvage En Architecture vous invite à 5 séances pour réfléchir, débattre et entrevoir différement l'histoire du cinéma.
    En savoir plus ICI

  • PROGRAMME COMPLET :

  • Jeudi 29 septembre à 19h :

    – Discussion "Instauration du cinéma à Rouen. Une Chronologie et un itinéraire composites" proposée par Olivier Poupion, chercheur indépendant, auteur de l'ouvrage Histoire du cinéma à Rouen (1892-1919), 2002
    "Le cinéma n’est qu’une branche de la photographie ; cette dernière, dès les origines, a connu un réel essor à Rouen, ville industrielle et commerciale. Nouveau media, elle s’est tôt confrontée à la problématique des images animées, thème qu’elle illustrera et finira par supplanter.Mon exposé (sous forme de discussion) montrera la diversité des approches que furent le chronophotographe, le théâtre optique, le kinétoscope et enfin le cinématographe. Ce parcours abordera divers moments rouennais au travers des expérimentations faites lors de l’Exposition nationale et coloniale, des séances du Photo-Club Rouennais, celles de la Société industrielle, de la Foire Saint-Romain, et des diverses séances tout au long de la décennie 1900-1910. Cette période coïncidera avec l’ouverture des premières salles fixes." En savoir plus ICI

  • Jeudi 27 octobre à 19h :

    – Conférence De 1895 à 1912 : le cinéma forain français entre innovation et répression proposée par Arnaud Lemarchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre.
    "Les forains participèrent à la diffusion du premier cinéma et à son évolution technique et esthétique. Leur marginalisation à partir de 1912 ne découle pas seulement de l’action des grands producteurs industriels, elle fut aussi une conséquence de la loi de 1912 régissant leur statut et accroissant leur précarité. Le déclin du cinéma forain fut moins lié à des raisons esthétiques qu’à l’instauration d’une gouvernance du cinéma qui excluait ses acteurs nomades." Résumé provenant du site Revue.org
    En savoir plus ICI

  • Lundi 21 novembre à 19h :

    – Formation au logiciel libre de montage Blender proposée par des membres de Synaps Collectif Audiovisuel.
    Voir leur site internet ICI
    Dans le cadre du Doctorat Sauvage Numérique.

  • Jeudi 24 novembre à 19h :

    – Conférence "Les films de la Confédération Nationale du Travail, durant la Guerre Civile en Espagne : à la recherche d'une fiction anarchiste" proposée par Yannick Gallepie membre de Synaps Collectif Audiovisuel.
    "Juillet 1936 à Barcelone, alors que les combats font rage entre les forces franquistes qui ont impulsé une tentative de coup d’État et les différentes composantes de la résistance « républicaine », des militants de la CNT, syndicat anarcho-syndicaliste, s’emparent de caméras et immortalisent sur pellicule des images qui resteront comme le symbole de ce début de guerre civile : des ouvriers saisissent des armes, des barricades se dressent, des églises brûlent… La CNT, majoritaire dans les processus de collectivisation barcelonais qui durent tout le long des trois années de guerre civile, couvre le conflit grâce au matériel disponible mais relance aussi l’exploitation des salles et la production de fictions. Au-delà de l’intérêt économique et social de relancer l’industrie cinématographique, un leitmotiv revient dans les débats qui entourent cette activité : quel film peut traduire au mieux l’esprit de juillet 1936 ? À quoi doit ressembler le cinéma dans une société post-révolutionnaire ?"
    Lire la suite ICI

  • Jeudi 08 décembre à 19h :

    – Conférence "Le cinéma forain, le tabou du cinéma américain" proposée par Xavier Jeudon, chercheur en Histoire du cinéma.
    "Tandis que le cinéma forain tient une place prépondérante dans les premières années du développement de l'industrie cinématographique américaine, sa figure est d'une extrême rareté sur les écrans américains. Associé à des pulsions macabres, à la culpabilité et au mystère des origines, le cinéma forain serait-il le seul vrai tabou du cinéma américain ?
    Ne pouvant étudier la figure du cinéma forain dans les films américains, nous étudierons sa trace. Le cinéma forain devrait être présent dans les représentations de fêtes foraines, autour des cirques et dans les foires. C'est donc dans les films circassiens que le manque sera le plus visible, que la trace sera la plus parlante. Après avoir étudié l'héritage historique américain et européen des films circassiens américains, la question de l'absence du cinéma forain reste entière. Pourtant l'approche historique nous introduit à la question des origines. C'est donc vers l'interprétation psychanalytique de l'absence, le tabou que nous nous tournons. Le cinéma américain, ou plus exactement ceux qui le composent refuseraient se confronter à l'origine foraine du cinéma américain. Le cinéma ayant entraîné la chute du cirque, grande attraction populaire de la fin du XIXème siècle, la culpabilité plane sur les héritiers d'Edison et Porter. Telle la horde primitive freudienne, le cinéma américain a causé la mort de celui qui l'a accueilli à sa naissance. A partir de cette culpabilité, et variant selon les réalisateurs et les périodes, les films circassiens ne vont cesser de laisser transparaître les pulsions et les conflits psychiques qui animent le cinéma américain. Refoulement, dénégation, formation réactionnelle, activisme, régression, intellectualisation, projection et autres mécanismes de défenses vont être à l’œuvre pour éviter aux cinéastes de souffrir de la culpabilité, des pulsions ou des conflits psychiques qu'ils ont hérité de l'époque ou le cinéma est sorti de la fête foraine."
    En savoir plus ICI

CYCLE "HABITER L'AUTRE VILLE : FORAINE"

  • › les jeudis 31 mars, 28 avril, 26 mai et 16 juin 2016

  • Le Doctorat Sauvage En Architecture vous invite à quatre soirées, quatre mois pour interroger et réfléchir, dans différents contextes et à différentes époques, sur les formes d'habitats légers et mobiles.
    Quatre sessions, encore, pour comprendre comment des événements historiques, des projets urbains d'in-frastructures (etc.) induisent ces urbanités mobiles et provisoires.
    Une traversée, enfin, pour entendre comment la ville du cadastre rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme.

    Ce cycle a été introduit mardi 15 mars 2016 par le documentaire de Marc-Antoine Granier et Julie Beressi « ArTchitecture et mobilité » diffusée sur France Culture dans l’émission « Sur les docks » (disponible ICI). Ce documentaire analyse et résume le projet Makhnovtchina en donnant la parole à des membres d’Echelle Inconnue, un économiste, une architecte, ainsi que différentes personnes vivant de manière légère et mobile en Normandie.

  • PROGRAMME DES 4 JEUDIS :

  • 31 mars à 19h :

    – Conférence "l'espace des nomades" proposé par Denis Couchaux, architecte de formation, photographe, graphiste, auteur de l'ouvrage Habitats nomades, Éditions Alternatives, 2011
    Confrontées à des milieux très rudes, les civilisations nomades ont mis au point, avec une rare économie de moyens, des constructions extrêmement ingénieuses : huttes, igloos, tipis, tentes noires, yourtes… Mais ces demeures ne sont pas seulement des abris, elles jouent également un rôle symbolique crucial dans la vie de leurs utilisateurs et nous amènent à découvrir une conception de l’espace et des relations sociales radicalement différente de celle que nous connaissons dans les sociétés urbaines.

  • 28 avril à 20h :

    – Fête de lancement de l'ouvrage Villes Nomades de Stany Cambot, fondateur d'Echelle Inconnue, paru en février 2016 aux éditions Eterotopia France.
    En savoir plus ICI

  • 26 mai à 19h :

    – Conférence "Faillir avoir disparu" par Julia Burtin.
    Lendemains de guerre dans les faubourgs auto-construits du Havre, ou comment raconter l'histoire conflictuelle du Zonage industriel.

  • 16 juin à 19h :

    – Présentation de l'ouvrage Actualité de l'habitat temporaine. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint
    Avec Gaëlla Loiseau, auteur et Anne Cloarec, Co-organisatrice du colloque qui a précédé à l'écriture de l'ouvrage.
    En savoir plus ICI

« Algériens, juifs, communistes : une équation identitaire à l'épreuve du monde colonial »

  • › Jeudi 25 février à 19h
  • Par Pierre-Jean Le Foll-Luciani, auteur
  • Présentation de son ouvrage "Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale : Trajectoires dissidentes (1934-1965) " paru en mai 2015 aux éditions des Presses Universitaires de Rennes

  • Avant et pendant la guerre d’indépendance algérienne, une petite minorité de juifs algériens ont participé à la lutte anticolonialiste. Descendants de juifs autochtones, faits citoyens français par le colonisateur en 1870, ces hommes et ces femmes ont généralement rompu avec l’ordre du monde colonial après l’épreuve des discriminations antijuives de Vichy.
    C’est au sein du Parti communiste algérien et du Front de libération nationale qu’ils ont publiquement affirmé qu’ils n’étaient pas des Français mais des Algériens, ajoutant parfois qu’ils étaient Algériens parce que juifs. À travers leurs parcours se dessine la possibilité de trajectoires identitaires dissidentes en Algérie coloniale

CYCLE PSYCHIATRIE & VILLE

  • › les jeudis 7, 14, 21 et 28 janvier
  • Organisé à l'initiative du Collectif À Ta Santé

  • À Ta Santé est un collectif de soutien aux psychiatrisés à des degrés divers. La psychologie et la psychiatrie sont l’exercice d’un pouvoir, particulièrement violent dans de nombreuses institutions psychiatriques, générant des normes et nommant des déviances à corriger ou à contenir. Il s’agit pour nous de comprendre les modalités locales de son exercice et d’accompagner quiconque le souhaite dans ses rapports de force avec l’institution. Cela passe par de l’information sur la langue et les pratiques psychiatriques et psychopathologiques (comment est fait un diagnostic selon les concepts utilisés par le psy ? Quel usage en est-il fait ? Etc.), mais également par des informations médicales ou encore juridiques. Dans l’absolu, le droit est loin d’être la solution, mais il offre parfois des possibilités que les patients ne connaissent pas toujours.

    Nous organisons ce cycle de conférence dans le but de multiplier les perspectives depuis lesquelles nous pouvons analyser le pouvoir psychiatrique et y envisager des alternatives.

  • PROGRAMME DES 4 JEUDIS :

  • 7 janvier :

    – Le collectif À Ta Santé commencera par une présentation de ses problématiques et de ses sources d’inspiration.
    Florent Gabarron-Garcia, psychanalyste, membre de la revue Chimères, chercheur associé. Psychanalyse et révolution. "Contre le révisionnisme du psychanalysme contemporain, nous poursuivons ici notre investigation pour dégager les éléments d’une histoire populaire de la psychanalyse. Dans toute l’Europe d’après guerre plusieurs tentatives de reproblématisation de la folie et de mise en place de dispositifs pratiques nouveaux voient le jour. Ce fut d’abord le fait de psychiatres psychanalystes. Engagés dans la résistance, militants, voire marxistes, ils poursuivent dès la sortie de la guerre leurs combats et se donnent explicitement pour objectif de détruire les structures aliénantes de l’hôpital psychiatrique. Nous proposons ici de concentrer notre analyse sur le contexte psychiatrico-psychanalytique français des années 50 jusqu'à l'apport de Félix Guattari au début des années 60."

  • 21 janvier :

    Olivier Jan, psychologue à l'UMAPP, doctorant en psychologie et Gaétan Langlard, doctorant en psychologie. La santé mentale des populations SDF : processus psychiques en jeu dans l'exclusion et dynamique de l'errance. La nécessité d'une bonne institution pour prendre soin

  • 28 janvier :

    René Chaudoy, Évolution et restructuration des équipements de santé mentale, de l'architecture institutionnelle a l'intervention dans le milieu social. Résumé de sa thèse : Comment percevoir aujourd'hui l’évolution de la santé mentale ? Qu'en est-il des reformes apportées dans ce domaine, ou le mouvement des idées, celui des groupes sociaux, des institutions dominant le processus d’évolution des équipements de santé mentale s'est organisé autour de l'image répressive de l'asile. Dans le passage de l'architecture institutionnelle a la politique de sectorisation mis en place dans les années soixante, apparaissent les remises en cause du système de prise en charge. La psychiatrie tente de modéliser de nouveaux lieux d'intervention dans le champ urbain. Les déplacements s’opèrent dans le temps produisant d'autres formes de spatialisation qui sont la conséquence de dialectiques et de stratégies diverses : institutions, groupes professionnels. Il s'agit de proposer a travers ces travaux les moyens d'objectiver les transformations du dispositif de prise en charge des malades mentaux en faisant du cadre bâti un indicateur des pratiques institutionnelles et des groupes socio-professionnels. En effet, en réinscrivant la production des équipements dans une dimension spatiale, nous faisons l’hypothèse que l'espace est devenu objet de la pratique des groupes socio-professionnels, qu'il est la trace de leurs actions et des stratégies qu'ils développent.
  • 11 février (sous réserve) :

    – Discussion entre Bruno de Coninck et Joris de Bischopp, moniteurs à la clinique de la Borde. Il sera question d'architectonie et d'ambiance en psychiatrie. La clinique de la Borde est une institution connue pour être le lieu d'élaboration de la psychothérapie institutionnelle avec des acteurs tels que François Tosquelles, Félix Guattari et Jean Oury. Un soin tout particulier est porté sur l'ambiance, à la manière d'accueillir la souffrance et de fournir les possibilités concrètes d'une multiplicité de transferts que l'institution a pour but de rassembler. Ce lieu a ouvert ses portes en 1953 avec pour héritage la guerre civile espagnole et les dispensaires déployés sur le front catalan, les camps de Septfonds et l'expérience de la résistance à l'hôpital psychiatrique de St-Alban-s/-Limagnole.

« Apéro CodeLab #34 »


  • Il s'agit de comprendre le numérique comme l'eau dans laquelle nous devons aujourd'hui nager, vivre, acter et créer, quitte à en détourner le courant.

  • › Jeudi 10 décembre à 19h

  • Après l'organisation de l'Apéro Codelab #31 en 2014, Echelle Inconnue continue à tenter d'interroger le numérique, ses enjeux et ses réalités, en rééditant l'expérience. Organisé cette année le 10 décembre, il s'agit d'un temps de rencontre entre artistes, hackers et curieux, durant lequel sont présentés des projets à différentes étapes de leur conception.

  • Programmation de la soirée

  • Loya : Projet Eco. Un concert, une rencontre entre le son organique et les ondes électroniques avec des matériaux de récupération. Un projet de l'association Lézard Zébré
  • Emoc : "Sursauteur gamma mou", performance sonore et visuelle
  • Les Copeaux Numériques, tiers-lieu du travail du bois et de la fabrication numérique à Rouen, viendront présenter leur projet
  • Alexandre Petit : Vjing, design génératif (vidéo, graphisme etc.)
  • Mickaël Coenca : Plateforme "Bridges", une exploration poétique et coopérative de l’internet
  • Muséomix Normandie : présentation de leur projet et de l'édition 2016 en Normandie

  • CODELAB.FR

    Codelab est un forum consacré aux pratiques expérimentales de création d'image, de vidéo, de son et de musique qui utilisent des langages de programmation (processing, chuck, supercollider, livecode, etc.), de programmation visuelle (pure-data / gem, vvvv, etc.) ou d'expérimentation électronique (construction d'interfaces et d'instruments, circuit-bending, etc.) Les apéros Codelab sont des temps de rencontre autour du code et des projets artistiques, organisés à l’initiative du réseau de membres du forum codelab.fr.

« Architecture : les stratégies de l'enchantement »

  • Par Paul Ardenne, Historien de l'art, curateur en art contemporain
  • › Jeudi 12 novembre à 19h

  • Cette conférence, au regard de la situation présente de l’architecture, sera l’occasion de poser cette question, d’une continuelle actualité depuis l’émergence de la culture postmoderne : que pourrait être une architecture « enchanteresse » pour de bon, au-delà du rythme saisonnier des modes ?

« Vanmélé, atlas numérique des déportations politiques »

  • Par Pierre Michelon, artiste, membre de la Fabrique Phantom, doctorant Sciences Arts Création Recherche à Paris Sciences et Lettres Université / Ecole Nationale Supérieure des beaux-arts de Paris.
  • › Jeudi 29 octobre à 19h

  • Dans le grand vanmélé du ciel, Gayatri m'apprenait à lire les nuages
    Extrait du film Tepentar (horizon), pm, in Nous n'étions pas obligés de nous aimer,
    Exposition collective des post-diplômes de Lyon, Réfectoire des Nonnes, 2015.


  • Vanmélé est le titre provisoire d'une cartographie cinématographique que Pierre Michelon a entrepris en 2012.
    C'est un mot de langue créole guyanais que l'on ne peut traduire par "étranger", mais par une poétique qui déjoue le xénophobe : celui ou celle que les vent ont apportéE, ont constituéE.

    De Guyane française, de Kanaky, d’Algérie ou de France des voix s’élèvent, celles des condamnéEs politiques déportéEs par la puissance coloniale face à laquelle ils ou elles tentaient de faire front. Une histoire méconnue se dévoile : elle mêle des espaces géographiques et des destins multiples, des idéologies opposées et/ou solidaires, des correspondances clandestines ou disparues, des travaux forcés, des évasions. C’est un passé commun, un passé traduit et pluriel. C’est le dessus-dessous des paysages, c’est l’écoute des archives, des voix sous silence et des battements d’ailes.

    D’autres récits proviennent de celles et ceux qui se souviennent : quelques enfants de condamnéEs, quand ils le peuvent, évoquent la mémoire de leurs parents. C’est à leur écoute que se construit cette fable politique. Ce serait le montage d’un film inachevable, ce serait un film qui prononcerait — conditionnel — une histoire des décolonisations, telles qu’elles n’ont pas pu être, telles qu’elles ne sont pas encore.